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Calculateur de cotes au poker : suivre ou passer

Suivre ou passer, en trois secondes

Comptez vos outs, entrez le pot et la relance : l’outil compare ce que ça coûte à ce que ça rapporte. C’est le calcul que font les bons joueurs à chaque main.

—

—de toucher votre tirage
—la cote que le pot vous donne
—à gagner en plus pour que ça passe

Un out est une carte qui vous fait gagner la main. Neuf outs, c’est un tirage couleur ; huit, un tirage quinte bilatéral. Comptez large et vous suivrez trop : un out qui donne une couleur à l’adversaire n’est pas un out.

La cote du pot au poker, le calcul que font les bons joueurs


Un joueur moyen se demande s’il va toucher. Un bon joueur se demande si ça vaut le prix qu’on
lui demande
. Ce n’est pas la même question, et c’est toute la différence.

La mécanique tient en trois nombres : combien de cartes vous font gagner (les outs), ce que le
pot vous rapporte si vous gagnez, ce que le suivi vous coûte. Si vos chances de toucher dépassent
la part du pot final que vous devez payer, suivre gagne de l’argent — même si vous perdez la main
ce soir-là.
Une table de poker vue de la place d’un joueur

Compter ses outs sans se mentir


Votre tirageOutsÀ la rivière (une carte)Au flop (deux cartes)
Tirage couleur920 %35 %
Tirage quinte bilatéral817 %32 %
Tirage quinte par le ventre49 %17 %
Deux overcards613 %24 %
Couleur + quinte bilatérale1533 %54 %
Une paire à améliorer en brelan24 %8 %

La méthode de tête : multipliez vos outs par 4 s’il reste deux cartes, par 2 s’il n’en reste
qu’une. Neuf outs à la turn : 9 × 2 = 18 %, la vraie valeur est 19,6 %. Un point d’écart, jamais
plus, et c’est largement assez précis pour décider.

Le piège classique est de compter large. Une carte qui vous donne la quinte mais donne la couleur
à l’adversaire n’est pas un out : c’est un piège qui vous fera perdre plus gros. Retirez-la du
compte, quitte à passer une main que vous auriez gagnée.

Le prix demandé, en une ligne


Le pot est à 60 €, on vous demande 20 €. Vous paierez 20 € pour en gagner 80 : il vous faut
gagner une fois sur quatre, soit 25 %. Avec un tirage couleur à la turn (20 %), le suivi
perd de l’argent. Avec le même tirage au flop et deux cartes à venir (35 %), il en gagne.

La formule tient dans une fraction : ce qu’on vous demande, divisé par le pot final si vous
suivez. C’est ce que l’outil affiche sous « la cote que le pot vous donne ».

Trois repères à retenir par cœur, ils couvrent la grande majorité des situations : quand on vous
demande la moitié du pot, il faut gagner une fois sur trois (33 %) ; le tiers du pot, une fois
sur quatre (25 %) ; le quart du pot, une fois sur cinq (20 %). Avec ces trois chiffres et la
méthode des 4 et 2, vous décidez sans jamais poser un calcul.

Attention à une confusion fréquente : la cote se calcule sur le pot après votre suivi,
pas avant. Oublier d’y ajouter votre propre mise fait surestimer le prix demandé et passer des
mains rentables.

4 et 2la méthode de calcul de tête
9les outs d’un tirage couleur
25 %ce qu’il faut gagner quand on paie un tiers du pot
1 pointl’écart maximal de la méthode rapide

Ce que la cote du pot ne dit pas


Elle ne dit rien de ce qui se passera aux tours suivants. Un tirage couleur suivi au flop se
paiera peut-être une deuxième fois à la turn, et le calcul doit alors être refait avec le
nouveau pot et la nouvelle mise — pas reconduit par habitude.

Elle ne dit rien non plus de la force de votre adversaire. Toucher sa couleur contre quelqu’un
qui a une couleur plus haute est la façon la plus coûteuse de gagner un tirage. Quand le tableau
est assorti et que l’adversaire mise gros, la bonne question n’est plus le prix : c’est de savoir
si votre carte vous fait vraiment gagner.

La cote implicite, et pourquoi elle sert d'excuse


Quand le calcul dit non, il reste un argument : « oui mais s’il touche, je lui prends tout son
tapis ». C’est la cote implicite, et elle est parfaitement légitime — contre un joueur qui paie
large. Contre un joueur serré qui posera son jeu dès que la couleur rentre, elle vaut zéro.

L’outil vous dit combien il faudrait lui soutirer en plus pour que le suivi devienne
rentable. Si ce chiffre dépasse ce qu’il a devant lui, la question est réglée : on passe.


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